3 Sep 2010
Débats dans la société civile PDF Imprimer Envoyer
Écrit par RAW   
Mardi, 20 Octobre 2009 14:27
Le Conseil économique et social ou CES est réservé à la société civile. Sera-t-il vraiment une force d'interpellation de la société ou bien le genre " béni Oui-Oui " face au gouvernement ?  Le risque est grand pour que le CES soit réduit à n'être que la caisse de résonance des discours des gouvernants, et c'est ce que craignent de nombreux citoyens qui se désolent profondément de cette culture "mitady seza", d'où qu'elle vienne, que ce soit de la société politique, de la société civile ou de l'Armée.

On convoite le "seza" sans examiner si on la mérite, sans se demander si on répond aux compétences requises et si on est capable d'assumer les charges qui incombent à ce poste, sans scruter qu'il y a des résultats auxquels il faut s'atteler. La chasse aux honneurs matériels que confère le poste convoité prend le dessus sur des considérations de devoirs et de services qui engendrent l'honneur et la dignité. Rares sont ceux qui pensent et croient que les honneurs matériels consacrés (privilèges et autres) sont la contrepartie et le fruit de la sagesse et de la productivité ou des résultats attendus d'une personne qui occupe un poste quelconque.

L'adhésion de la société civile dans un gouvernement de transition ou non continue de soulever des commentaires et des débats. Accusés de " mpitady seza ", des membres de la société civile s'en défendent et expliquent, car il ne s'agit pas seulement de gouvernement, mais aussi dans le cas de cette transition que l'on veut mettre en place, de Conseil économique et social ou CES.

Beaucoup de citoyens, en effet, perçoivent la société civile comme l'un des refuges des soi-disant politiciens depuis l'indépendance et l'objectif que se sont fixés des membres de la société civile est de changer cette mauvaise image. Les uns avancent qu'il faudrait peut-être offrir une nouvelle éducation de la politique pour la société et déployer des efforts dans ce sens. D'autres par contre, saisissant l'opportunité du CES, trouvent que c'est le moment de montrer que la société civile peut agir autrement, et que les membres de la Société Civile ne sont pas des "mpitady seza".... malgré le comportement de certains ! ! !

Dans tous les cas, il faudrait être bien fixé sur la nature du CES et de son rôle avant que la société civile ne se lance dans l'affaire ou y renonce, déclarent les plus avertis. Nombre de ces membres de la société civile définissent le CES comme étant une valeur de concertation et une force de proposition. Le CES ne doit pas être la caution d'un gouvernement ou d'un Etat, souligne une fervente militante de la société civile.