8 Sep 2010
Gendarmerie nationale : Cohésion difficile ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Manjakahery & Fano Rafilipo   
Mercredi, 10 Mars 2010 15:01
Le calme est-il revenu normal à la gendarmerie nationale ?

Le calme est-il revenu normal à la gendarmerie nationale ?

En haut lieu, on laisse paraître que l'affaire est réglée et que les généraux (le commandant de la FIGN et le commandant de la gendarmerie nationale) conservent leurs postes. Dans les rangs, on a laissé entendre qu'on ne peut pas nous acheter par du  "toaka" (boisson alcoolique). C'est dans cette atmosphère que s'est déroulé le cocktail de la fraternité organisé ce 10 mars au camp Fort Duchesne.

Le premier ministre Camille Vital et le ministre des Forces Armées ont fait le déplacement pour "mâter" à coups de discours sur la solidarité et de bouteilles de wihisky la "rébellion" des éléments de la FIGN qui réclament plus de transparence sur les milliards de Ravalomanana, l'ancien Chef d'Etat et non le commandant de la CIRGN Analamanga répondant au même nom et qui a été également présent au cocktail. Le ministre de la sécurité intérieure, le Contrô-leur général de la Police Organès Rakotomihantarizaka a été également de la partie. Certains de l'assistance se sont demandés de quoi s'est mêlé le chef suprême de la Police nationale. Mais le but de l'opération pour les chefs militaires de la HAT a été visiblement de montrer que le problème de la FIGN a été réglé et que la solidarité est intacte. Pour la forme, le secrétaire d'Etat à la Gendarmerie, le général Claude Ravelomanana ainsi que les deux "principaux protagonistes" dans l'affaire FIGN, à savoir les généraux Bruno Razafindrakoto et Zafera, ont porté un toast de l'amitié et de la fraternité.

Eviter les journalistes malgaches ?

Le cocktail de fraternité du Fort Duchesne a été une occasion d'ailleurs pour le premier ministre, le colonel Albert Camille Vital, de donner des leçons de discipline et de respect de la hiérarchie à ses pairs des Forces Armées et à les convaincre de ne plus donner des conférences de presse qui feront la joie des médias en quête de sensationnel. Comme si les journalistes étaient à l'origine de cette "affaire FIGN" concernant les milliards offerts par Marc Ravalomanana et qui se seraient volatilisés quelque part en haut lieu du commandement.

La déclaration du premier ministre a choqué les confrères présents dans la salle. Du coup, il a évité de faire des déclarations aux journalistes (malgaches ?). Mais approché par un confrère de la presse étrangère (RFI), le premier ministre de la HAT a quand même accepté de répondre à quelques questions.

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Maintien de la solidarité par peur de Ravalomanana

La solidarité a été de nouveau retrouvée au sein de la Gendarmerie nationale et même au sein des Forces armées, selon le témoignage fait au camp du Force d'Intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN) du Fort Duchesne ce  mercredi 10 mars 2010. Toutes les entités protagonistes, les généraux Viennot Zafera, Razafindrakoto Jean Bruno Wilfrid et Noël Rakotonandrasana se sont rencontrés dans une ambiance de fraternité retrouvée ce mercredi 10 mars 2010, au camp Fort Duchesne. Il ne manquait plus que les embrassades et accolades.

Pour le prouver, un pot de fraternité a été organisé au camp Fort Duchesne ce mercredi. Une petite fête qui a même vu la présence d'Organès Rakotomihantarizaka, ministre de la Sécurité intérieure, aux côtés du premier ministre le colonel Albert Camille Vital, pour bien montrer que tout va bien au sein des Forces de l'ordre et de la Haute Autorité de la Transition (HAT).

Dans l'après-midi du mardi 9 mars, au palais d'Etat de Mahazoarivo, selon les indiscrétions, la réunion des officiers de la Gendarmerie nationale a évoqué que la situation actuelle entre dans le cadre de la stratégie de Marc Ravalomanana, le président déchu. Une stratégie visant un retour au pouvoir par la même porte de sortie, c'est-à-dire, par l'instauration d'une pagaille au sein des Forces armées dont la Gendarmerie nationale.

Actuellement, l'affaire du FIGN n'est pas encore résolue. Les enquêtes continuent encore selon le Secrétaire d'Etat à la Gendarmerie, le général Ravelomanana Claude.

Mais pour éviter que Marc Ravalomanana et ses partisans ne profitent de cette occasion pour renverser le régime Andry Rajoelina et la HAT, l'affaire a été résolue partiellement à l'amiable, en attendant les résultats de l'enquête du BIANCO.