8 Sep 2010
Miministere du sport / Virapin Ramamonjisoa : "Je n'ai pas failli à ma mission" PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Rata   
Mercredi, 10 Mars 2010 12:33
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Six mois après sa nomination à la tête du département ministériel du Sport, Virapin Ramamonjisoa a accordé un entretien au "Courrier de Madagascar". Une grande première durant laquelle le ministre des Sports a fait un bilan de ses actions pour le milieu sportif local.

Courrier de Madagascar : Quelles sont les missions que le Président de  la HAT vous a confiées ?

Virapin Ramamonjisoa : "Comme vous le savez, avant la nomination d'un ministre du Sport, les fédérations sportives ont été bloquées par le décret pris par l'ancien régime et qui a soulevé le tollé général tant au niveau national qu'international. Résoudre ce problème a été l'une des mes principales missions. Réhabiliter les infrastructures sportives,  redynamiser le sport scolaire et le sport de masse figure également sur le programme gouvernemental ainsi que l'augmentation du nombre des encadreurs sportifs et de leur formation. Voilà en général, les missions qu'on m'a assignées et que le régime de transition s'est fixé".

Aujourd'hui, quel bilan pouvez-vous présenter à celui qui vous a nommé ?

"J'estime avoir accompli ma mission. Les dissensions minant l'Etat et le milieu sportif ne sont plus que des mauvais souvenirs avec la sortie du décret 2010/01, fruit d'une concertation entre les supposées entités prenantes au développement du sport. Des infrastructures  sportives ont été construites ou réhabilitées. En plus, mon département a tout fait pour que les sportifs malgaches ne soient plus privés de compétitions internationales, à cause de l'éternel problème de financement. Tout est en place pour mettre sur orbite le sport malagasy. A mon humble avis, je peux me présenter devant mes supérieurs avec le sentiment du devoir accompli. Toutefois, il nous reste encore à trouver, comme le veut le Président Andry Rajoelina, un sélectionneur étranger pour l'équipe nationale de football."

Justement, on vous taxe d'avoir un penchant pour le football au détriment des autres disciplines ?

"C'est un jugement erroné. Peut-être que le football a eu plus d'activités que les autres, nécessitant la présence et l'apport de l'Etat. La porte du ministère, particulièrement la mienne, a été toujours  grande ouverte à toutes les fédérations sportives. Presque toutes les disciplines ont bénéficié d'une manière ou d'une autre du soutien de mon département. Les athlètes méritants ont été également récompensés à juste titre."

Cela n'a pas pourtant empêché les joueurs de tennis de rester à la maison  au lieu d'aller au Zimbabwe au début de l'année ?

"Ecoutez, la navigation à vue n'est pas de mise au sein du ministère du Sport. Il faut nous envoyer le programme d'activités de chaque fédération afin que nous puissions établir les priorités et agir en conséquence."

Quels sont les dossiers en cours sur votre bureau ?

"La célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance, les jeux de la Cjsoi, les élections fédérales et bien d'autres. "

Un remaniement est semble t-il dans l'air ?

"Et alors ? Personne n'est irremplaçable. Certes, j'aimerais bien continuer le vaste chantier pour donner enfin au sport malagasy, sa lettre de noblesse, celle de la vitrine d'une Nation. Et d'assurer la continuité. Mais si ce ne sera pas le cas, j'accepte l'alternance".

Votre satisfaction depuis ?

"C'est de voir la reconnaissance internationale à travers le sport. L'accueil de l'AfrobasketWomen avec la participation d'une dizaine de nations africaines, le passage du trophée de la FUFA, la venue de Joseph S.Blatter, Président de la FIFA, la participation des sportifs malgaches dans les compétitions internationales. Des signaux forts contredisant les mauvaises langues prônant partout ailleurs une situation catastrophique dans le pays. Ce sont des preuves irréfutables qu'à Madagascar, il existe des autorités qui gèrent la nation".