3 Sep 2010
A donner le tournis ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par RaJean   
Vendredi, 06 Novembre 2009 14:36
Pour les habitués de la haute politique, la rencontre d'Addis-Abeba se déroule quand même "normalement" vu l'importance des enjeux sinon des sièges à occuper au sein de la Transition. Certes, les coups d'éclat et autres joutes verbales s'y succèdent et ne se ressemblent pas souvent mais c'est de bonne guère, disent-ils. Tant qu'il n'y a pas un clash défi-nitif, les connaisseurs restent optimistes quant à la poursuite des négociations,  ils sont certains que nul n'a intérêt à rentrer à Madagascar les mains vides et affronter son "vahoaka" et partisans. En plus, l'épée de Damoclès des sanctions pèse lourd dans la balance, d'autant plus que l'Union européenne vient de rappeler que la date limite de la sortie de crise est entamée. Personne ne voudrait endosser la responsabilité d'un chaos économique.

Pour le simple citoyen par contre, las des tergiversations et des gesticulations des quatre mouvances ; il commence à perdre patience et ne veut rien comprendre de ces marchandages et surenchères. La grogne commence à monter même au sein de la majorité dite silencieuse sans parler de ceux à qui Andry Rajoelina a promis une transition qu'il présidera. Pour le moment, aux dernières nouvelles, cette question de la présidence a été mise entre parenthèses à Addis-Abeba pour faire place à la répartition des sièges. Personne ne veut se contenter d'un strapontin. Toutefois, Didier Ratsiraka a fait une concession en se contentant de 5 ministères.

Ce qui est curieux, certaines mouvances se disputent même des ministères qui ne sont même pas de souveraineté ! C'est dire l'âpreté des "ady varotra". Les alliances contre nature se font et se défont au gré des intérêts personnels de chaque mouvance. La guerre de communiqués fait rage, d'autant plus que des journalistes de différentes obédiences accompagnent les mouvances. Les Malgaches ne savent plus qui écouter car souvent, les nouvelles sont diffusées selon la préférence de ceux qui les émettent.

Bref, haute politique et/ou politique politicienne pour le citoyen lambda, seule une sortie de crise importe car si cette situation perdure, l'émeute de la faim n'est pas loin..

Après Maputo, Carlton, Addis-Abeba continue à donner le tournis aux simples gens.